Love-Like Banners

(English version coming soon)

Love-like Banners coupe, taille et tranche dans les affres de l’esprit, des instincts peu reluisants et persiste pour en extraire un peu de douceur, de résilience ou d’amour bien cachés.

Des blessures légères aux plaies ouvertes, Jérémie, le visage derrière Loki Starfish, contemple les dysfonctionnements humains et suit la piste qu’ils tracent, que ce soit vers l'aliénation dans le couple (Blood), la résilience d’un personnage névrosé (D.I.W.) ou à la perplexité d’un être qui ne sais plus donner (Camisolatic). 

Sans jamais s'apitoyer ou critiquer, Jérémie nous entraîne avec lui dans un monde peuplé de chimères, de faux-semblants, celui qu’on se forge dans les coups durs, dans les moments où rationaliser n’est plus une option et où l’on se forge la carapace qu’on peut, dans le sublime ou dans l’erreur.

Rien n’est figé dans le marbre, tout est possible et Love-like Banners ne se limite pas à une seule vision des choses : la douleur dans Scars & Promises est somatisée dans le corps, tandis que dans D.I.W., elle est sublimée par l’art ; Crescent Horn parle d’un couple qui reste uni malgré les violences morales que les deux s’imposent, alors que celui de Drifting Sun parvient à accepter l’autre tel qu’il est.

Comme une escapade dans les entrailles des années 80, celles du post-punk de The Chameleons, The Sound, ou de Joy Division, Love-like Banners étire ses mélodies caverneuses ou cyniquement guillerettes dans un cocon subtile de nappes éthérées, de guitares douces ou saturée, de beats électroniques. Si les influences de The Cure, de Radiohead ou d’Interpol font parfois timidement surface, Loki Starfish est un croisement d’influences venant de divers horizons, du slowcore de Hood à l’électro néo-vintage de The Knife, de l’exubérance de Björk à la retenue de Dominique A., du verbe de Nick Cave à la guitare de Sonic Youth.

Le résultat est un monde à part, mêlé de mélodies, d’images et de textes forts, un univers très personnel mais aussi très ouvert qui ne laissera certainement pas l’auditeur indiffèrent.